Les précurseurs : un itinéraire franciste dans la guerre

L'auteur se sent-il coupable d'avoir appartenu à un parti jugé actuellement responsable d'une guerre raciste qui a coûté plusieurs millions de morts ?
Responsable, certainement. Coupable, en aucune façon.
Aveuglé par un manque d'auto-critique à l'évidence, mais il est difficile de l'accuser d'avoir profité des circonstances en optant pour le combat anti-communiste du III<sup>e</sup> Reich, alors que son adhésion au Parti franciste datait de 1933.
Il n'a alors aucune motivation pro allemande et jamais eu le sentiment d'être un traître à son pays en recherchant une entente avec la Puissance qui, à l'époque, apparaissait comme celle qui organiserait la paix future.
En 1940, il a recherché des résistants et n'en a pas trouvé ; un historien a pu très justement écrire pour illustrer le premier tome de son histoire de la résistance : « 1940, 40 millions de pétainistes ».