Arille, compagnon de Napoléon

Fils de petits paysans de Viens, village de Haute-Provence,
engagé dans les armées de la Révolution en 1792, Arille
Bremond termine sa brillante carrière militaire à Waterloo, après
avoir suivi Napoléon I<sup>er</sup> dans toutes ses campagnes. Il est Grand
Aigle de la Légion d'Honneur, Colonel dans le régiment des
Chasseurs à Cheval de la Garde. Cette unité d'élite assure
l'escorte de l'Empereur. Arille se trouve donc toujours à ses côtés.
Au coeur du dispositif impérial, il en connaît les rouages et les
acteurs. Il tutoie la plupart des maréchaux - Lannes, Bessières,
Ney, Berthier, Bernadotte futur roi de Suède - s'oppose parfois
aux politiques et, particulièrement, à Talleyrand. Il remplit sa
mission d'officier, observe et juge. Au fil des ans, un lien étroit
et une certaine complicité se sont établis entre l'Empereur et
l'officier. En ces temps là, Arille vit un grand amour avec une
marquise italienne. Les deux amants se retrouvent en Europe
et en France au gré de l'aventure napoléonienne.
Après Waterloo, il se retire dans son village où il jouit de
l'estime et de l'affection de ses concitoyens auxquels il consacre
son activité.