Mofwaz, n° 6

La revue Mofwaz entend d'abord apporter quelques éléments de
réflexion face à des questions qui, de notre point de vue, nous apparaissent
importantes d'autant que celles-ci interrogent de diverses manières la culture
créole dans son passé tout comme dans son présent ; dans sa diversité tout
comme dans son homogénéité.
Les chercheurs qui ont écrit dans cette nouvelle livraison ne veulent pas
simplement exposer des réflexions qui leur tiennent à coeur mais veulent
introduire le lecteur dans des champs intellectuels où se cultivent des idées
autour du fait créole trop souvent manipulées mais pas suffisamment approfondies.
Mofwaz, dans le cadre des thématiques qui constituent les rubriques
fortes de son contenu telles que «Didactique et Apprentissage», «Langue
et Société», «Histoire et Société», met aussi en avant des pistes de
réflexion aisément repérables en vue d'amener le lecteur à prendre part, lui
aussi, à la réflexion, à la poursuivre lucidement voire à la retravailler sur des
aspects insuffisamment développés.
De surcroît, ce sixième numéro de Mofwaz a tenu à placer, au terme des
articles, un témoignage qui exprime le point de vue de vue d'un professeur
de créole. Il traduit l'expérience d'une enseignante - il y en a d'autres -
auprès d'un groupe d'élèves du secondaire du lycée Acajou 2 en Martinique.
Ces élèves ont choisi l'option Langue vivante 3. C'est l'option créole au
BAC.
Ce témoignage en question n'est donc pas ici gratuit. Il est proposé aux
lecteurs de Mofwaz au moment où des changements sont en train de s'opérer
par l'effectivité du CAPES créole introduit tout récemment à l'IUFM et également
par les multiples questions qu'un tel diplôme ne manque pas de soulever
auprès de plus d'un, partisans ou opposants.