Amibaara ! : carnet de voyage au Burkina Faso et au Mali

Dans le bus entre Ouagadougou et Koudougou, ma tête s'abandonne contre la vitre. Je vois défiler une mer d'arbres sous un ciel immensément bleu. De minuscules enfants, au milieu des hautes herbes vert émeraude, gardent des troupeaux de chèvres. Je compte les baobabs croisés. A chaque arrêt, le bus est assailli par une armée de vendeurs de biscuits ou d'oranges vertes, qui trouble le calme ambiant.
En route pour le pays dogon : dromadaires fiers d'un blanc immaculé, vol de «goulems», ânes tirant des charrettes surchargées, enfants sur des bicyclettes trop grandes pour eux, femmes peules en marche, superbes, bébé au dos et ballot sur la tête. Au milieu d'immenses flaques d'eau, une tortue sauvage.
Il est 8 h 30 et le soleil nous accable déjà. On suit Anagali à travers les ruelles de Sangha, direction Banani, le premier village dogon de la falaise. Etroit défilé et escaliers naturels de roches spectaculaires. Greniers à mil et cases semblent se serrer les uns contre les autres pour échapper à ce chaos rocheux.