Le songe d'Alcibiade

Alors que sa cité, Athènes, est au bord du désastre, Alcibiade
est assassiné par les hommes du satrape Pharnabaze sur un
chemin de Phrygie. Il perd ainsi son dernier pari : rejoindre le
palais d'Artaxerxès, le roi de Perse qu'il avait résolu de séduire pour
s'offrir un nouveau destin.
Dans sa tête tout juste tranchée, le temps que la vie se retire, les
images de son existence défilent. Et ce ne sont pas seulement les
batailles ou les intrigues politiques qu'il revoit, mais aussi les
moments d'amour et de sensualité.
Rejeton d'une des plus grandes familles d'Athènes, fils adoptif de
Périclès, ami de Socrate, aussi ambitieux qu'insolent, aussi beau
qu'intelligent, Alicibiade veut tout ; mais si rien ne lui résiste, tout
lui échappe. Il fascine : Platon, Thucydide, Plutarque ont tenté de
comprendre ce météore, solaire et ténébreux.
Mais Alcibiade n'est pas qu'un politique, c'est aussi l'éternel corps
de vingt ans qui charme tous ceux qui croisent sa route, quel que
soit leur sexe, c'est l'amour du plaisir. Alcibiade aime conquérir,
non seulement les cités, mais aussi tous les êtres qui éveillent son
désir : comment ne pas utiliser les ressources infinies d'une peau et
d'un corps attirants ? Le reste n'est qu'un songe, on n'existe qu'en
fonction de soi.
Avec Le Songe d'Alcibiade Éric Jourdan nous offre un récit à double
fond qui exalte la permanence du désir et l'indépendance d'esprit
qui caractérisent tout homme véritablement épris de liberté.