Seuls les innocents n'ont pas d'alibi

Milan, 1978 . Au volant de son Austin Mini, Francesco Marcona,
alias Bravo, jeune voyou aux dents longues, écume chaque
nuit les lieux interlopes de la ville. Pour y prendre du bon temps mais
surtout pour ses affaires. Proxénète à l'impressionnant carnet d'adresses,
Bravo se propose de mettre en relation de jeunes beautés avides d'argent
avec des hommes riches en quête d'aventures sexuelles.
D'aventures sexuelles, Bravo, lui, n'en a guère. Quelques années plus
tôt, ses attributs virils ont en effet été sacrifiés sur l'autel de mystérieuses
représailles. Mais l'abstinence sexuelle, volontaire ou contrainte,
n'empêche pas les sentiments. Aussi, lorsque le hasard place sur sa
route Carla, prête à tout pour s'offrir une vie meilleure, Bravo tombe-t-il
éperdument amoureux. Un coup de foudre, bientôt suivi de coups
de feu, qui pourraient bien avoir raison de ce qui lui reste de peau.
Seuls les innocents n'ont pas d'alibi , dont l'action se déroule au moment
de l'enlèvement du dirigeant démocrate-chrétien Aldo Moro, nous
entraîne au coeur des ténèbres, à travers le dédale des années de plomb
italiennes marquées au fer rouge par l'ultraviolence terroriste.