Je ne vous oublie pas

Vite ! Courir... Ne pas se retourner... Ne penser à rien non plus... Avancer
encore et courir toujours plus vite ! Échapper aux diables et aux
enfers ! Tenir encore, pour eux : Zohra, Brahim et Abdel... Car l'ennemi
est partout ! Vite ! Ne pas s'arrêter... Trouver un souffle, respirer et
reprendre sa course contre la montre... Fuir vers l'avant... Toujours
vers l'avant... Échapper à l'ennemi qui guette, là, au prochain coin
de rue, sous le masque de n'importe quel visage : ce chibani assis
sur un banc ou cette Mauresque avec un cabas trop lourd pour elle.
L'ennemi est un chacal qui vous renifle à distance et vous suit à la
trace et n'attendant qu'une seule chose : en finir avec votre petite
vie de bâtard et de traître !
Il fait chaud, cet été. Très chaud en Algérie...
Été 1962... Quand les démons et les enfers sont partout !
Quand l'Algérie devient un purgatoire pour les harkis et que la nuit fait
peur. Alors vous auriez fait comme Abdelkader, Benyoucef, Hamed
et tous les autres. Vous auriez fui jusqu'à votre fin.
Un roman halluciné et hallucinant sur une mise à mort gommée par
l'Histoire.