La maison de Juliette

Il est des maltraitances qui ne se traduisent ni par
des coups ni par des sévices physiques. Difficiles à
cerner, elles sont rarement prises en compte. Insidieuses,
apparemment anodines, elles se cachent
au sein des mots, des plaisanteries, des regards ou
même des sourires. La parole est une arme redoutable
qui peut anéantir quelqu'un, surtout un
enfant, plus sûrement que des coups. Et il n'y a rien
à en dire puisque les marques ne se voient pas.
Leurs auteurs tombent des nues si on les leur
signale. Pourtant, que de dégâts provoque ce
harcèlement incessant qui épuise sa victime.
Souvent, les gens simples portent dans leur coeur le
merveilleux remède capable de faire renaître les
«emmurés vivants». Ils acceptent ce qui est et
savent aimer tout simplement...