Voyage sur les côtes bretonnes

Longtemps terra incognita des
écrivains, La Bretagne au XIX<sup>e</sup> siècle
soudain fascine. On se rend dans
ces vieilles terres celtiques pour «la couleur locale»,
tant vantée par les romantiques. On y découvre une
langue, une architecture, d'invraisemblables menhirs,
un peuple et... l'Océan !
La mer obsède et entête. Tous l'évoquent, l'admirent
ou la redoutent, l'interrogent, y nagent parfois...
Chateaubriand l'envisage sous l'angle de la tempête.
Son enfance résonne du bruit des vagues.
Pour Eugène Sue, elle est terrifiante, souvent violente
et synonyme de deuil.
Elle est une révélation pour Victor Hugo.
Stendhal la cherche, mais ne la voit jamais.
Taine la décrit en couleur avec une maestria d'orfèvre.
Avec Flaubert, le plus «moderne» finalement, elle
devient un espace de liberté, d'oxygène, de plaisir
immédiat.
Ainsi ce livre est à la fois une anthologie de haute littérature,
un volume consacré à la Bretagne, et une lettre
d'amour à l'Océan.