Des jours de vins et de roses : chroniques vinicoles du Bordelais et d'ailleurs

«Les vins anonymes, écrit Pierre Veilletet, ne sont pas plus
respectables que les lettres de même appellation». Journaliste
aux Echos , où sa chronique vinicole du week-end fait le régal
des amateurs, Jean-Francis Pécresse en administre joliment la
démonstration. De grands crus en propriétés plus modestes,
du Bordelais ou d'ailleurs, il ne manque jamais de débusquer
l'auteur derrière la bouteille. Moyennant quoi il excelle à faire
partager son humeur - qui est souvent bonne.
«Quand j'ai commencé mes chroniques, je me suis dit que
je ne devais pas tenir un langage hermétique, contraire à l'esprit
de convivialité du vin. Je voulais éveiller la curiosité, susciter
l'intérêt, attirer le lecteur par un ton, une histoire, une
musique.» Les chroniques de Pécresse sont comme des chemins,
avec leurs détours et leurs contours, qui prennent le
lecteur par la main pour l'amener à la bouteille du jour.
Une série de petits régals, un «remède à la mélancolie». Un
talent et une liberté de ton qui ont incité le Conseil
Interprofessionnel du Vin de Bordeaux à soutenir la publication,
très attendue, de ces pérégrinations oenologiques.