Coeur gros, ventre vide : récit

«La plus grande misère, c'est de vivre sous un pont. Ça c'est
vraiment la vraie misère. C'est le stade le plus terrible de la
pauvreté, selon moi. Juste après ça la misère la plus basse, c'est
d'avoir une maison avec les huissiers au cul. C'est ce qui nous
arrive. C'est la basse misère.»
Jeanne a seize ans. Elle habite dans un petit village en Picardie.
Ses parents travaillent, pourtant leurs ressources sont insuffisantes
pour assurer une vie matérielle décente à la famille.
Afin d'alerter les consciences sur une réalité dramatiquement
courante mais soigneusement tue, Jeanne a décidé de témoigner
de ses conditions de vie misérables.
Ni revancharde ni aigrie, elle trouve le ton juste. Les paroles de
cette adolescente d'aujourd'hui tranchent par leur maturité, leur
intelligence et leur lucidité.
Un récit vivant, sincère, sans pathos, courageux, par lequel il
est difficile de ne pas être bouleversé.