Le calame et l'esprit : itinéraire d'un calligraphe en partage

Ce titre suscitera de la curiosité, le doute aussi.
Je l'aperçois le premier, cette calligraphie existe-t-elle
réellement ? qu'attendre d'elle ?
Elle existe, et n'est pas négligeable : mais
comme ces deux termes (Calligraphie et Arabe)
recèlent beaucoup d'incertitudes, ils peuvent aussi
engendrer bien des erreurs.
La calligraphie l'art de bien écrire... par qui ?
Pour qui ? Pourquoi ?
Arabe : je n'ai rien à dire ; ou peut être plus rien
à dire.
Si être arabe évoque le danger alors je suis un
homme comme tous les hommes. J'écris pour la vie,
d'ailleurs quelle vie, au fait qui a donné la vie, et qui
reprend la vie, avec qui peut-on parler de la vie ?
Mes ancêtres arabes disaient «Si la vie est courte
un sourire ne prend qu'une seconde» et mes
ancêtres gaulois disaient «On est tous faits pour
aimer la vie» alors que le poète dit «La vie appartient
à la vie avance dans la vie et laisse la vie à la
vie»...
Tandis que moi je suis là pour la vie, pas pour
longtemps, je viens d'un pays nu ou peut-être de
nulle part, c'est l'impression que m'a donnée l'homme
qui croit à la vie ou qui prétend croire à la vie.
La terre accueille la vie, elle grandit sur terre et
devient son ennemi, la terre enterre la vie.