Gonfreville l'Orcher : 1947-1980 : mémoire des cités

1944 : Trois mois après le débarquement allié en Normandie, la poche du Havre est massivement
bombardée du 5 au 11 septembre. Quelques semaines plus tard, les G.I.'s plantent les premières
tentes du camp «Philip Morris» sur le territoire de Gonfreville l'Orcher, bientôt remplacées par des
baraquements en tôle et en bois.
1947 : Le gouvernement décide que le camp Philip Morris, désormais désaffecté, accueillera des
sinistrés de la guerre. Au cours de l'année, la population de la commune passe de 4500 à 8000 habitants.
Ces réfugiés, qui se répartissent sur trois cités (cité de l'Hôpital, cité Marcel Gondouin, cité
Arthur Fleury), occupent environ 600 baraquements laissés par les troupes américaines.
1982 : les derniers préfabriqués sont démontés. Les cités «provisoires» auront duré près de 35 ans...
2005 : La municipalité engage une équipe d'universitaires et d'animateurs pour lancer une campagne
de recueil de témoignages auprès des habitants. Construit à partir de ces souvenirs et d'autres
sources, l'ouvrage que voici évoque les différents aspects de la vie quotidienne dans ces cités, et
s'attache à faire revivre ces années où solidarité rimait avec débrouillardise...