L'Orient méditerranéen à l'époque hellénistique : rois et cités du IVe au Ier siècle av. J.-C.

Le modèle de la cité-État, tel qu'il prospéra dans la Grèce du V<sup>e</sup> siècle
avant J.-C., connut de profonds bouleversements après que, par leurs
conquêtes successives, Philippe II de Macédoine et son fils Alexandre
le Grand firent entrer l'Orient méditerranéen dans ce que nous
appelons aujourd'hui l'époque hellénistique. En effet, dans un monde
considérablement élargi, où les contacts entre les peuples donnèrent
naissance à une nouvelle civilisation, et où l'antique esprit civique se
heurta aux monarchies nées du démembrement de l'empire
d'Alexandre, les cités se devaient d'évoluer pour ne pas disparaître.
Or, loin du déclin dont on a longtemps véhiculé l'idée, on assista plutôt
à une redéfinition de leur rôle, ce qui non seulement assura leur
maintien mais aussi favorisa leur diffusion sur une grande échelle par
le jeu des (re)fondations. Dans ce processus, les rois occupèrent une
place essentielle mais furent pour les cités, comme Rome après eux, des
partenaires ambigus dans la mesure où, selon les cas et les
circonstances, ils pouvaient aussi bien avoir recours à la séduction
qu'à la contrainte. C'est donc à la recherche d'un équilibre subtil que
ce livre convie le lecteur.