L'envers des médailles : JO de Pékin 2008

La Charte de l'Olympisme est discrète sur les Droits
de l'homme car un grand nombre de pays représentés
les violent. Néanmoins les principes fondamentaux
exprimés en début de texte (version au 1<sup>er</sup> septembre
2004) affirment l'objectif de «promouvoir une société
pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine»
(point 2). Ils ajoutent que l'esprit olympique «exige la
compréhension mutuelle, l'esprit d'amitié, de solidarité
et de fair-play» (point 4).
Cet humanisme ne doit pas se cantonner à l'espace
des stades et au temps des compétitions. Notre
brochure a pour objet de rappeler qu'en Chine - et
malgré toutes les dénégations officielles - les droits de
l'homme sont bafoués quotidiennement et délibérément.
Citons, entre autres, l'absence de liberté
d'expression et de liberté syndicale, le contrôle de la
presse, les détentions arbitraires, la multiplicité des exécutions
capitales, l'intolérance religieuse, la répression
exercée sur les populations du Xinjiang et du Tibet.
Depuis juillet 2001, date d'attribution des J.O. à Pékin
par le Comité international olympique, rien n'a
changé. Contrairement aux espoirs de certains, la
décision du C.I.O. n'a pas servi la cause des Droits de
l'Homme ; le gouvernement chinois, lui, y a trouvé
une nouvelle légitimation de sa politique intérieure.