L'arbre s'est penché

L'arbre s'est penché
« Tu sais quoi, maman ? Tu ne vas pas t'ennuyer, je vais te raconter tes funérailles. Tu y assistais, bien sûr, puisque l'on dit que, de là-haut, vous nous observez sans pouvoir rien dire ni vous montrer. »
Mariama Ndoye rend un hommage émouvant à sa yaye boye, sa « maman chérie », décédée en 2012. De Dakar à Abidjan en passant par La Mecque, elle nous dévoile au fil de ses souvenirs une vie et une culture africaines dans lesquelles, pourtant, la lectrice et le lecteur européens se retrouvent sans peine, tellement ce témoignage d'amour et de respect est universel. Cette oeuvre a reçu le prix Ivoire 2013.
« Tu manques à tous, tu manques à chacun. Les petits expriment le chagrin que les grands taisent par pudeur. On dit que même les chats de la maison, ils sont nombreux, ont pleuré ton départ... Quelques jours auparavant ils s'étaient assis en rond, s'étaient dressés sur leurs pattes arrière et avaient miaulé en choeur de longues minutes, le museau en l'air. »