La vie militaire sous le Premier Empire

Le XIX<sup>e</sup> siècle fourmille de mémoires écrits par des
officiers de la Grande armée ayant vécu l'épopée napoléonienne
du début à la fin. Un certain nombre de ces
récits ont été publiés au cours du XIX<sup>e</sup> siècle. Depuis,
plus rien, sinon les plus connus comme Marbot. À une
époque où les manuels d'histoire n'offriront bientôt
plus que deux misérables pages sur l'Empire, ces livres
proposent des textes brillants, au style enlevé, haletant,
racontant au quotidien cette période de l'Histoire
de France. Ces textes se lisent comme de formidables
romans d'aventures. Comme Les trois mousquetaires
mais en vrai !
Premier tome de cette série : les mémoires du capitaine
Elzéar Blaze.
Engagé volontaire aux vélites de la Garde impériale à
l'âge de 18 ans, Elzéar Blaze entre à l'école militaire de
Fontainebleau en 1806. Il en sortira avec le grade de
sous-lieutenant et participera, notamment, à la campagne
d'Autriche. Il sera blessé à la bataille de Wagram,
le 8 juin 1809. Après l'abdication de Napoléon, en avril
1814, il se trouve en Allemagne, bloqué à Hambourg
avec les troupes du général Davout, et reprendra du
service quelques mois plus tard, dans la Garde royale.
Ce témoignage, d'une grande sincérité, et non dénué
d'une pointe d'ironie, fourmillant d'anecdotes, sera
publié pour la première fois en 1837.