Tout commence toujours par un tapis : voyages en Syrie : récit

Marianne Petit nous convie à plusieurs voyages en Syrie. L'un
d'eux, sans doute le plus important, est introspectif. Nous la
suivons dans un parcours où la quête de sens est là, à chaque
phrase.
C'est aussi un voyage en Orient, à travers ses mots nous
sentons la cardamome, le savon, le café, nous entendons le
muezzin, le oud, les klaxons. Mais Marianne n'est pas dans la
situation provisoire d'une touriste, en Syrie elle ne passe pas, elle
s'installe.
Avec elle, nous prenons le car qui va à Alep, nous dormons
chez Madame Olga, nous pénétrons dans le souk, nous voyons les
tapis tissés par son amie bédouine et nous ne savons plus si nous
sommes aujourd'hui ou hier. Elle foule un sol étranger pour se
retrouver face à sa propre histoire. Entre réalité et souvenir, elle
pose la question de la place que nous occupons, dans la famille,
dans la vie, dans le monde.
Françoise Cloarec