De l'école de la médiocrité à l'école de l'excellence au Congo-Kinshasa

Si elle n'est pas déjà morte, l'école congolaise est, au pire, dans le
coma, au mieux, très malade. Pourtant, alors que l'école continue de
s'accommoder de la médiocrité, la République Démocratique du
Congo (RDC) s'est engagée, en ce début du XXI<sup>e</sup> siècle, dans une ère
qui permet d'envisager l'avenir avec optimisme. Après s'être dotée, en
2006, d'une nouvelle constitution, la RDC a également installé, au
cours de la même année, ses institutions républicaines. Dans ce
contexte, l'école congolaise est appelée à changer profondément afin
de jouer, comme il se doit, son rôle dans la reconstruction des
institutions politiques du pays, dans la stimulation de la croissance et
dans les corrections des inégalités. Elle doit rompre avec la médiocrité
et s'allier à l'excellence. Il y va de l'avenir du pays et du peuple
congolais. C'est une question de vie ou de mort. Mais comment l'école
congolaise peut-elle passer de la médiocrité, à laquelle elle paraît être
liée par un pacte durable, à l'excellence qui est, pourtant, sa vocation
naturelle ? Telle est la question qui a incité la production de cet
ouvrage.