Nus devant les fantômes : Franz Kafka et Milena Jesenska

Roman
«Nous sommes toutes et tous des déracinés. A Ravensbrück. Ailleurs. [...] Ici, nous sommes devenus ce que nous devenions : matricules, outils, surplus. Démythifié, notre univers a basculé tout entier, et pour longtemps, dans la hantise de la mort mais bien plus encore dans une hantise indéterminée - comme la tienne, Kafka.»
1944. Camp de Ravensbrück. Milena Jesenská, à l'orée de la mort, se rappelle la vie «d'avant». Prague, la «petite mère», et le parfum de Bohème de l'entre-deux guerres. La jeunesse libre, l'engagement artistique, politique, mais surtout le grand amour platonique avec Franz Kafka, dont elle est la traductrice tchèque. Amour incomplet dans lequel les amants entravés se débattent, comme ils le font face au cours de l'histoire, avec la même impuissance que les personnages kafkaïens devant l'absurdité totalitaire.