Réfugiés et sans-papiers : la République face au droit d'asile, XIXe-XXe siècle

L'article 20 de la constitution
de 1793, qui stipule que
le peuple français «donne
asile aux étrangers bannis de
leur patrie pour la cause de la
liberté» marque le point de
départ de la conception moderne du droit d'asile. Mais
l'auteur montre comment sa mise en oeuvre a été le résultat
d'un compromis entre les porte-parole d'une définition
abstraite, universelle et les tenants d'une limitation de la
générosité publique, d'un repli sur l'identité nationale.
Ce livre éclaire ainsi les sources des contradictions actuelles.
Aujourd'hui, les demandeurs d'asile n'ont jamais été aussi
nombreux. Venus pour la grande majorité des pays pauvres,
ils doivent produire des preuves des persécutions qu'ils
ont subies, le plus souvent impossibles à fournir. Peut-on
alors invoquer les droits de l'homme pour poursuivre une
politique fondée sur l'hypocrisie d'État sans aggraver encore
le discrédit dont souffrent les idéaux démocratiques ?