Editions Champ libre. Vol. 2. Montagne-Sainte-Geneviève, côté cour : 1972-1974

Editions Champ libre. Vol. 2. Montagne-Sainte-Geneviève, côté cour : 1972-1974

Editions Champ libre. Vol. 2. Montagne-Sainte-Geneviève, côté cour : 1972-1974
Éditeur: Grasset
2008509 pagesISBN 9782246711612
Format: BrochéLangue : Français

En 1969, Gérard Guégan crée avec Gérard

Lebovici, célèbre impresario qui sera assassiné

en 1984, les éditions Champ Libre.

Montagne-Sainte-Geneviève, côté cour

poursuit et clôt la chronique de cette

aventure humaine singulière, dont Cité

Champagne , paru en 2006, racontait

comme un roman les trois premières années. C'est donc, en deux volumes,

l'épopée des lendemains de 68, l'histoire vive, personnelle, des passions et

des désirs dans un temps où «l'affectivité réglait les montres», où amitié,

amour et politique allaient ensemble, où tout semblait possible.

De 1972 à 1974, année qui voit la mort de Pompidou et la victoire de

Giscard sur Mitterrand, Champ Libre, désormais installé rue de la

Montagne-Sainte-Geneviève, multiplie les projets. Tandis que Le Saux,

directeur artistique, continue d'attenter au bon goût, que l'inénarrable

Pétris cultive le scandale en traduisant à tour de bras Boulgakov,

Chklovski, James et Spinrad, Raphaël Sorin joue les rabatteurs et se

heurte non sans drôlerie à Floriana Lebovici, en charge de la presse. On

discute de cinéma comme de littérature, de l'art de la guerre comme de

la sexualité sans entraves, de Léo Ferré comme des Doors. On côtoie

Manchette, Vaneigem, Boudard, Sangla, de Roux, Thirion, Burroughs,

Herbart, Khayati, Schuhl ou Warhol. Et si, avec Guégan, on fait la

chasse à un ancien colonel SS, on manque, avec Lebovici, de se faire

abattre par un braqueur intempestif...

Hélas ! l'argent d'abord, puis les non-dits, les mésalliances vont irrémédiablement

sonner le glas de l'utopie. Deux clans se sont formés qui

s'opposent de plus en plus : les moujiks (Guégan, Le Saux, Sorin,

Guiomar, etc.) et les koulaks (les Lebovici, au-dessus desquels plane

l'éminence grise Debord, surnommé... «Tout-à-l'ego»). Si bien qu'en

novembre 74, une époque, celle des complicités créatrices, s'achève.

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