La flétrissure

La flétrissure
« Cette vie que vous menez. Eh bien... oui, cette vie qui est la vôtre. Vous ne la supporterez pas. Vous courez à votre perte.
- Ne songez pas à moi, je vous prie. Cela n'a pas de sens. C'est étrange, tous ces hommes qui me disent que je cours à ma perte. Ils me le disent toujours après. Ils pourraient, une fois, me le dire avant. Si vous êtes d'avis que je suis perdue, pourquoi contribuez-vous à ma perte ? »
Après la dissolution de sa troupe de théâtre, la jeune Dagny (alter-ego de Hennings) se retrouve à Cologne, une ville qu'elle ne connait pas, seule, sans le sou, ni aucune perspective d'avenir. Elle y croise par hasard un ancien ami comédien, devenu souteneur, qui l'introduit dans un « café » de la ville. Pour Dagny, artiste idéaliste et pétrie de religiosité, commence une confrontation brutale avec un monde dominé par les hommes, où tout s'offre et se paie, à commencer par le corps des femmes.
D'une modernité folle, ce roman raconte la vie des prostituées et des comédiennes au début du 20<sup>e</sup> siècle. Mais c'est aussi le récit d'un cheminement intérieur, à travers l'amour et la foi, vers la connaissance de soi.