Les Vikings

Les Vikings

Les Vikings
Éditeur: Aedis
20048 pagesISBN 9782842592295
Langue : Français

Ginnungagap : de sa chair naît la terre, de son crâne le ciel,

de ses os et de ses dents les montagnes et les rochers ; son

sang est à l'origine de la mer. Ses cils forment un rempart

entourant ce qui allait devenir la terre des hommes,

Midhgardhr (l'Enclos du Milieu), et la protégeant des flots et

des incursions des géants.

Un jour, alors qu'Odin et ses frères marchent au bord de la

mer, ils voient s'échouer sur la plage deux arbres : un frêne et

un orme. Du frêne Odin façonne le premier homme, Askr, et

de l'orme la première femme, Embla ; il leur donne souffle et

vie ; Víli leur donne esprit et sentiment ; Vé leur fait don de

l'ouïe, de la vue et de la parole.

Au centre des trois cercles terrestres se trouve Ásgardhr, le

domaine des dieux ases, puis Midhgardhr, l'enclos des

hommes, et enfin Útgardhr, le Monde extérieur, c'est-à-dire

la Grande Mer habitée par des monstres marins. Un serpent

gigantesque, Midhgardhsormr (le serpent de Midhgardhr)

maintient la cohésion des deux premiers cercles : sa gueule

mordant sa queue retient le monde dans cette circonférence.

Les géants, ennemis des hommes et des dieux, habitent le

Monde extérieur ; leur demeure (Jötunheimar) est sans doute

localisée à l'est de ce domaine. Sous le monde des hommes

se situe Hel, le domaine des morts qui ne sont pas tombés au

combat ou qui n'ont pas péri en mer. La déesse gardienne de

ce lieu est une géante hideuse, également nommée Hel.

Au centre du monde se dresse l'arbre cosmique, le frêne

Yggdrasill, toujours vert. Il est l'arbre de vie et de savoir : de

ses feuilles se nourrit la chèvre Heidrùn, dont les pis donnent

de l'hydromel aux guerriers morts sur le champ de bataille.

À ses pieds se trouvent trois sources : celle où siègent les

Nornes, maîtresses de la destinée des dieux et des hommes ;

celle de Mímir (mémoire) géant détenteur de tout le savoir ;

et celle d'où proviennent tous les fleuves.

Toutefois, cet arbre ne restera pas éternellement vert car le

dragon Nídhhöggr ronge ses racines.

La fin du monde, les Ragnarök (consommation du destin des

dieux), est provoquée par un parjure dont les dieux se rendent

coupables. Tout d'abord survient un hiver glacial, suivi d'un

incendie universel provoqué par le géant Surtr et enfin un cataclysme

se déclenche, anéantissant tout. Les forces du désordre

(les géants, les monstres comme le loup Fenrir, enfant de Loki)

parviennent à vaincre les dieux : le serpent Midhgardhsormr

relâche son étreinte si bien que terre et mer perdent toute cohésion.

La terre et les étoiles sombrent dans le chaos.

La destruction du monde est suivie d'une régénération et doit

être considérée comme une épreuve de purification. Après le

cataclysme renaît un monde nouveau : les dieux bons, comme

Baldr, reviennent ; un couple, qui s'était abrité au pied du frêne

cosmique, a survécu à cette fin des temps et va pouvoir repeupler

le monde. Le texte de la Völuspa (La Prophétie de la

voyante) dans l' Edda poétique , donne une description idéale

de ce deuxième âge d'or : les dieux retrouveront dans l'herbe

les tables d'or des temps passés ; dans les champs non ensemencés

les plantes repousseront.

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