Un arbre en Israël

Soixante ans après la Shoah, un homme explore la douleur qu'à creusée en lui la disparition des siens.
Le temps non seulement n'a pas adouci la peine mais il découvre que la souffrance augmente avec l'écoulement des jours.
Comment pourrait se faire le travail du deuil quand ceux qu'on a perdus n'ont laissé ni trace ni tombe?
Cette évocation déchirante des bonheurs d'autrefois, dont on n'a conservé que des instants fugaces, des portraits saisissants de ceux qui recueillirent l'orphelin de six ans et, lancinante, insidieuse comme une musique empoisonnée, la question: pourquoi cette barbarie?
Soixante ans après, pourquoi vivre ou survivre fait-il encore si mal?
Maryse Delarue-Rivoire
Voici le grand chant lyrique qu'enfin, longtemps après, l'homme mûr parvient à formuler, l'horreur qu'il parvient à nous dire en humaniste, en homme de paix.
Voici, sans que ces références l'écrasent, tant il s'en montre digne, que sa voix se joint à celles d'Albert Cohen, de Primo Levi, et de tant d'autres, pour maintenir vivant l'effroyable souvenir.
Michel Cégretin