L'encyclopédie Belmondo

Comment, au tournant des années 1960, Jean-Paul
est devenu Belmondo, puis Bébel, grâce à
Jean-Luc Godard d'abord et Philippe de Broca
ensuite ? C'est là tout le charme et le piquant
d'une carrière qui s'étend sur un demi-siècle, de
la fin des années 1950 à la fin des années 2000.
Presque soixante-quinze films, une trentaine de
pièces de théâtre, une poignée de courts-métrages
et de téléfilms, le foisonnant parcours artistique
de Jean-Paul Belmondo ne laisse pas d'intriguer,
tant l'acteur a su alterner films d'action
( L'homme de Rio, Cent mille dollars au soleil, Peur sur la ville, Flic ou voyou ) et films plus
profonds ( Léon Morin prêtre, Pierrot le fou, Le voleur, Stavisky, Itinéraire d'un enfant gâté )
sans jamais se départir de son immense capital sympathie auprès du public.
De l'avis de la plupart des cinéastes qui l'ont côtoyé, Jean-Paul était non seulement
le comédien le plus doué de sa génération, peut-être même de plusieurs
générations, mais aussi le plus populaire de son temps. Il fut même un temps
où Belmondo devint l'ami public numéro un du box-office au même titre que
Gabin, Fernandel et Louis de Funès avant lui.