Le grimpeur maudit : l'histoire de l'alpiniste Claude Barbier

Ce livre raconte ma passion pour la montagne et comment, en 1976, j'ai
rencontré l'alpiniste belge Claudio Barbier. Après sa mort, en 1977, ses
parents et amis m'ont dévoilé, par bribes et morceaux, chacun à sa façon,
les différents aspects de sa personnalité. Mais ce n'est qu'en 2010, avec les
enquêtes sur les abus sexuels dans l'Église, qu'apparurent les éléments qui
pourraient répondre aux "pourquoi ?".
On connaissait déjà «les poètes maudits». Par analogie Claudio se sent «le
grimpeur maudit»... D'ailleurs lui aussi "est incompris, rejette les valeurs de
la société, se conduit de manière provocante, dangereuse, asociale et auto-destructrice
et il meurt jeune, avant que son génie ne soit reconnu à sa juste
valeur..."
Cependant, comme toujours, il s'y mêle beaucoup de second degré. Se hisser au
rang des Lautréamont, Rimbaud, Baudelaire, Mallarmé, Keats, Poe ou autre
"Pauvre Lelian", c'est un fameux clin d'oeil. Mais là aussi, il faut connaître les
poètes pour comprendre le grimpeur...
Nous admirons l'activité des grands alpinistes, mais rarement connaissonsnous
leurs motivations profondes.
Pourquoi Emilio Comici, qui peut-être était homosexuel et cela dans
les années du fascisme, atteignait-il la volupté pendant qu'il franchissait en
solitaire le vide et le surplomb ?
Qu'a signifié pour Paul Preuss le fait d'avoir été, non seulement, un enfant
maladif avec un syndrome poliomyélitique, mais aussi un juif pendant la
période historique de l'affaire Dreyfus ?
Qu'a signifié pour Claudio Barbier le bulletin du 12 avril 1952 ?
Comme le disait Marino Stenico : "Alpinisme... pourquoi ?"