Mesrine : mythe et légendes d'une mort annoncée

On l'appelle le Grand ou Mister Jack. Jacques Mesrine est
mort criblé de balles, porte de Clignancourt, le 2 novembre
1979. Il avait 43 ans et on se souvient moins de sa vie que de
cette mort polémique qui a fait naître un mythe.
Pourtant, avant de devenir un mythe, Jacques Mesrine
a été une légende vivante. Braqueur, kidnappeur, tueur,
champion de l'évasion et de la lutte contre les QHS, il a
découvert la violence en Algérie , puis est devenu un globe
trotteur du crime. Ce petit gars bien né de Clichy a d'abord
été l'Ennemi public N° 1 du Canada, il a braqué en Suisse et
aurait commis un étrange cambriolage (OAS ?) à Majorque...
Mais l'homme, aussi, semble s'être entouré d'un certain
nombre de légendes ; par exemple, en évoquant des crimes
dont il est seul à s'accuser. Comment savoir avec pareil
personnage qui n'hésitait pas à attaquer une prison à deux
ni à braquer deux banques à la suite ?
Et cette biographie «cherche à savoir» en confrontant
récits et points de vue. Son regard critique évoque bien sûr
les conditions de sa mort, mais aussi l'époque et ses prisons,
ses projets criminels ou «bourgeois», ses femmes aussi -
Soledad, Janou, Joyce, Sylvia... Bref, au-delà du truand,
l'homme, l'amoureux, l'ami, l'enfant, le père et le fils...