Les rues qui racontent Champel-Florissant

Pour raconter un quartier, et le redécouvrir, le plus agréable est d'arpenter
ses rues. Les unes après les autres, des plus connues aux plus
discrètes. Champel-Florissant en compte une bonne cinquantaine. Suivez-nous
dans cette promenade : vous serez étonné d'apprendre mille
choses sur des lieux que vous croyez bien connaître.
Les ogres de Miremont, la maison de Céline, le projet immobilier
d'avant-garde (en 1854) du square de la rue de Beaumont, ensemble
resté inachevé, l'origine du nom Malombré, due à un dépit féminin...
La villa du général Dufour aux Contamines, l'aventure des bains thérapeutiques
de l'Arve, le buste de l'écrivain autrichien Robert Musil, la
saga de l'hôpital Beau-Séjour sur l'ancien champ du bourreau...
Les contrebandiers d'autrefois au «Bout-du-Monde», l'infanterie espagnole
attendant l'ordre d'attaquer Genève au chemin de l'Escalade,
ou l'histoire d'une «folie», celle de la symbolique tour de Champel...
Et des dizaines d'anecdotes, qui nourrissent la mémoire de ces beaux
quartiers se souvenant d'avoir été bâtis à la campagne.
Champel et Florissant se racontent aussi à travers les noms des personnalités
que l'on a retenus pour baptiser leurs rues. Comment imaginer,
en effet, que l'on puisse habiter des années à la rue Louis-Aubert,
Tavan, Albert-Gos ou Jules-Crosnier, par exemple, sans avoir un jour la
curiosité de savoir qui étaient ces illustres personnages ? Et passer des
après-midi de farniente dans le merveilleux parc Bertrand, sans avoir
une idée de l'homme à qui on le doit, cet explorateur infatigable qui
parcourut le monde ?
Après avoir lu cet ouvrage, l'esprit de ces quartiers, qui ont si bien
réussi leur ascension sociale au point de devenir l'une des meilleures
adresses de Genève, vous sera plus proche. Plus chaleureux. Vous aurez
l'impression de faire partie de la famille, de partager des connivences et
quelques secrets. Bref, vous aurez appris à mieux les aimer.