Les eaux semblantes

29 octobre 1903... Antoine Lebreuil, le narrateur, vient d'assister aux obsèques
du poète Maurice Rollinat, à Châteauroux. Au moment de rentrer à Paris où il
végète après avoir renoncé à la poésie, il décide de faire un détour par
Fresselines, localité du Nord-Ouest de la Creuse, où son père a longtemps été
maître d'école. Quatorze années plus tôt, Claude Monet était venu planter son
chevalet durant dix semaines aux alentours de ce village, à l'invitation de
Maurice Rollinat qui coulait des jours paisibles dans sa maisonnette de La Pouge.
Le retour sur le passé, à travers l'écriture, sera pour le narrateur le moyen de
retrouver le goût du bonheur, au-delà des blessures ravivées de la petite enfance
et des déconvenues, plus récentes, de la vie parisienne. Ce sera, surtout peut-être,
la possibilité d'accepter enfin la mort de Théo, l'ami braconnier des jeunes
années, qui, fasciné par Claude Monet, rêvait de devenir peintre.
Après dix jours passés à Fresselines, Antoine va-t-il se résoudre à regagner
Paris ?