L'intérêt communautaire des établissements publics de coopération intercommunale

L'année 2014 est le symbole d'une charnière démocratique
de l'intercommunalité : avec les élections
municipales de mars 2014, la France voit pour la première
fois les conseillers communautaires (du moins
la plupart) élus au suffrage universel direct. Une autre
réforme, relativement discrète à côté de ce mécanisme
électoral, a marqué ce renforcement de l'intercommunalité
: la loi du 27 janvier 2014 prévoit que l'intérêt
communautaire sera désormais identifié par les conseils
communautaires dans les communautés de communes,
étendant par là ce régime à tous les établissements
publics de coopération intercommunale (EPCI). L'intérêt
communautaire, présenté comme une clé de répartition
des compétences entre communes et EPCI, est davantage
que cet outil technique. En effet, en permettant aux
EPCI d'agir, cette notion est l'élément qui donne à voir les
structures intercommunales et leur donne un sens : en
cela, l'intérêt communautaire constitue l' alpha et l' omega
des EPCI.