La Mouche ou Les aventures de M. Bigand

«Un bon, un joyeux, un vivace roman», écrivait
Monselet en 1854 qui, comme ses nombreux lecteurs du
XVIII<sup>e</sup> siècle, s'est laissé emporter aux côtés de Bigand, ce
héros issu du peuple (mais d'un peuple qui sait lire), laid,
petit, curieux, passionné d'indépendance, lancé dans
une série d'aventures improbables et de rencontres,
qui lui font traverser les registres romanesques les plus
divers, à grande allure. Espace ouvert que celui de ce
roman où une étonnante expérience de collage mène
du fantastique au trivial, du picaresque au tragique de
l'amour fou, dans un univers soumis au règne du hasard.
Envoyant au diable la vraisemblance, Mouhy revendique
la liberté de la fiction et les droits d'une invention qui marie
réalisme et extravagance. Une création romanesque
originale qu'il importe de découvrir.