Les grands arrêts de la procédure pénale

Bien que le principe de la légalité criminelle s'applique autant
à la procédure pénale qu'au droit pénal de fond, on retrouve
en procédure aussi bien qu'en droit de fond la jurisprudence
comme source importante de la matière.
Le phénomène est certes ancien. Déjà au XIX<sup>e</sup> siècle, la chambre
criminelle avait dégagé les théories aujourd'hui classiques
des droits de la défense et des nullités. Mais depuis quelques
décennies, il se développe singulièrement, et pour deux raisons
au moins. D'abord les textes de plus en plus complexes et dont
la conciliation est de plus en plus malaisée appellent de façon
pressante une interprétation qui ne peut provenir que du juge
pénal. Ensuite, avec le poids croissant de la Convention européenne
des droits de l'Homme, les arrêts de la Cour européenne
prennent désormais une importance considérable en ce qu'ils
inspirent ceux de notre chambre criminelle.
Voilà pourquoi s'impose un ouvrage actualisé sur les grands
arrêts de la procédure pénale. Ses auteurs se sont efforcés de
retenir les plus importantes décisions de la chambre criminelle
et d'ajouter quelques décisions phare de la cour de Strasbourg,
soit une bonne soixantaine d'arrêts en tout. Sans doute,
certaines décisions qui n'ont pas été retenues auraient pu l'être.
Car tout choix est un peu arbitraire. Les auteurs se sont attachés,
pour chaque question, à retenir l'arrêt fondamental, qu'il s'agisse
du premier ou du plus caractéristique d'une série ou qu'il s'agisse
de celui qui renverse une tradition prétorienne.