Je t'embrasse un grand coup : rencontres avec Lucie Aubrac

Lucie Aubrac a 87 ans lorsqu'elle rencontre Florence
Amiot-Perlmeyer à l'occasion d'une conférence dans un
lycée où celle-ci enseigne l'histoire. Très vite, leur relation
devient élective puis affective. Lucie Aubrac, pour qui le
verbe «résister» se conjuguait toujours au présent, évoque
ses amis Jean Cavaillès, Jean-Pierre Vernant, Serge Ravanel
et ses combats sans cesse renouvelés pour la liberté et la
dignité des hommes.
Les yeux de Lucie Aubrac ne lui permettant plus de lire,
Florence Amiot-Perlmeyer lui enregistre des livres sur
cassettes en un geste d'une tendresse infinie.
On entend Lucie Aubrac en lisant Florence Amiot-Perlmeyer,
dans le dialogue impertinent et émouvant de
deux femmes debout.
«Ce livre n'est pas une biographie. C'est un portrait, un
double portrait de ces deux femmes entre qui la confiance
et la confidence étaient totales. Je ne connais pas assez
Florence pour vérifier si son portrait à elle est ressemblant,
mais je peux témoigner de l'authenticité de celui de Lucie»,
écrit Raymond Aubrac dans son émouvante préface.