Dans l'Inde du Sud. Vol. 1. Le Coromandel

Maurice Maindron (1857-1911) a beaucoup voyagé à
travers le monde. Dans le dernier quart du XIX<sup>e</sup>
siècle, il a parcouru la Malaisie et la Nouvelle Guinée, le
Sénégal, le sud de la péninsule indienne, Java et
Sumatra, la baie de Tadjourah, la côte du Sindh et
Mascate.
Dans l'Inde du Sud qu'il visita une dernière fois en 1901,
il consignait au jour le jour ses notes de voyage dans
des lettres qu'il envoyait régulièrement en France et qui
furent réunies en un ouvrage publié plus tard à Paris.
Le lecteur ne trouvera pas, dans ce récit, de
transpositions littéraires brillantes ou fantaisistes, au
contraire il aura le plaisir de savourer des impressions
authentiques, des renseignements vrais sur l'Inde
tamoule du début de ce siècle, que l'auteur a regardée
en archéologue et en naturaliste, rapportant fidèlement
ses observations sur les paysages, les hommes, les
monuments et aussi la flore et la faune. On sera
particulièrement sensible à la description des vieilles
forteresses qu'il a étudiées avec la compétence d'un
spécialiste d'architecture militaire.
A Genji où, parmi les décombres de palais et de
temples, il tente d'établir la chronologie des remparts, il
conte l'émouvante ballade de Desing, lente et tragique
mélopée que l'on chante encore dans les environs de la
grande place d'armes, célébrant le sacrifice du fier chef
radjpout, mort sur le champ de bataille pour ne pas
s'abaisser devant le nawab musulman, et de sa jeune
épouse, la belle princesse, qui se livra aux flammes avec
lui sur le bûcher funéraire...
A Vellore, à l'intérieur de l'enceinte crénelée, flanquée
de tours à mâchicoulis, il évoque le destin des veuves
de Tippou Sultan qui vécurent cloîtrées dans le harem
jusqu'à leur mort...