Le patrimoine templier

Je me promène souvent dans les temps médiévaux, avec des mots, des musiques, ma harpe, mes
flûtes ou d'autres instruments. L'entrée, le prétexte habituel s'appelle généralement manuscrit
ou fait historique dont je tire un spectacle, un disque, un scénario.
Concernant cet ouvrage au coeur du système templier c'est bien la première fois que la rencontre
s'est effectuée à la faveur d'un chantier pour un tramway, celui de Montpellier qui, par les
fouilles préventives qu'il implique, s'est ingénié à faire un lien inattendu, direct et immédiat
entre futur et passé.
Les Templiers, sans oublier leurs missions et les événements auxquels ils sont liés à Jérusalem
ou tout au long des chemins qui en permettaient l'accès, j'ai tenté de les comprendre dans leur
fonctionnement sur place, «chez nous», là où ils devaient gérer d'immenses possessions pour en
tirer le profit nécessaire et financer les dépenses outre-mer.
Fouillant archives et manuscrits, j'ai été étonné de la puissance qu'ils représentaient, puissance
qui devait forcément générer plus tard les jalousies et ressentiments qui les ont fait disparaître.
Bien que dissous en 1312, l'Ordre des Templiers a laissé dans nos paysages de nombreuses
traces.
Puisse cette balade que j'ai souhaité légère - bien que dense en informations - vous donner
autant de plaisir que j'en ai eu à la concevoir.
Mieux encore, qu'elle vous ouvre les voies d'une belle curiosité pour un patrimoine qui garde
encore bien des secrets.
Hervé Berteaux