L'odyssée de la porcelaine chinoise : collections du Musée national de céramique, Sèvres, et du Musée national Adrien Dubouché, Limoges : Sèvres, Musée national de céramique, 20 nov. 2003-16 févr. 2004, Limoges, Musée national Adrien Dubouché, 6 mars-1er juin 2004, Marseille, Musée de la faïence-Château Pastré, 25 juin-10 oct. 2004

La qualité de la porcelaine chinoise
en a très tôt fait un objet de commerce.
Les routes terrestres et surtout maritimes
en ont permis la diffusion dans les diverses
régions du monde. Les marchands arabes,
et plus tard les Portugais et les Hollandais,
ont sillonné les mers en une véritable
odyssée, depuis la mer de Chine jusqu'aux
rivages de la Méditerranée et de l'océan
Atlantique, pour embellir les demeures
des monarques de cette précieuse matière.
Cette route de la porcelaine qui se doublait
d'une route des épices et des soieries fut
âprement disputée par les boutres arabes,
les galions portugais et les vaisseaux
des Compagnies des Indes européennes.
Fournisseurs des rois et des sultans, et
plus tard de classes sociales plus modestes,
les potiers chinois ont montré une
étonnante capacité d'adaptation aux goûts
et aux fortunes de leurs commanditaires.
Les collections des musées nationaux
de Sèvres et de Limoges témoignent de
ces échanges et soulignent l'interaction
entre la Chine et les pays importateurs
au travers des décors et des formes.
L'influence de l'orfèvrerie, de la dinanderie,
de la verrerie et du textile apparaît dans
ce grand aller et retour d'échanges,
dont le point culminant se situe
entre le XVI<sup>e</sup> et le XVIII<sup>e</sup> siècle.