Le retour de l'histoire et la fin des rêves

Les espoirs apparus à la fin de la guerre froide d'un
monde sans conflit idéologique et stratégique n'étaient
qu'un mirage. Le monde est resté tel quel.
Presque partout l'État-nation demeure aussi fort que
par le passé et si les États-Unis restent l'unique
superpuissance, l'influence croissante des grandes
autocraties, Chine et Russie, est à nouveau une
caractéristique majeure de l'échiquier international.
De surcroît, un antagonisme encore plus ancien a
éclaté entre d'une part, l'islamisme radical et d'autre
part, les cultures laïques et modernes.
Face à ces périls, les démocraties se sont montrées
divisées et ont douté de leur éthique. Elles se sont
affaiblies et démoralisées au pire moment. Mais
l'Histoire est de retour. Avec le regard aiguisé du
stratège, Kagan pose les grandes questions auxquelles
elles devront se mesurer dans les années à
venir, et celle qui les résume toutes : veulent-elles
encore écrire l'Histoire ou laisser d'autres l'écrire à
leur place ?