Julien des collines : une enfance provençale

Là-bas : l'Occupation, la Résistance, les restrictions,
le vert-de-gris... Ici : un tout autre conflit, celui qui
oppose le jeune Julien et sa bande du grand Coudoux aux
adversaires deux fois plus nombreux du petit Coudoux.
Mais Julien, autoproclamé le Général, est un fin stratège :
les queues de chou ne font-elles pas d'excellentes grenades
à manche ? les baleines de parapluie ne constituent-elles
pas des arcs efficaces ? les boules d'argile ne sont-elles
pas de redoutables bombes ? Ah ! et quel bonheur ensuite,
les «goûtettes», ces repas improvisés qui réconcilient
tout le monde à la fin de la bataille...
Le petit Coudoux était le quartier ouvrier, celui des
travailleurs de la mine, les premiers travailleurs qui
allaient à l'usine. Disons, le quartier modeste où habitaient
également de petits paysans. Le grand Coudoux, c'est là où
il y avait le château et la maison de mes parents. Le quartier
bien. Alors, nous, les enfants du grand Coudoux, on se
croyait un peu plus que les autres. Et, se croyant un peu
plus que les autres, il fallait qu'on domine.