Nous les filles

Les grands bonheurs et les petits malheurs d'une gamine
dans les années 1950. Entrer dans l'eau sans se mouiller,
jouer aux osselets, se mettre sur son trente et un pour
la messe du dimanche, raconter des secrets aux copines,
se préoccuper des garçons avec désinvolture et dire avec
jubilation des gros mots interdits : telles sont les activités
de cette petite fille qui serait définitivement heureuse s'il
ne fallait pas toujours obéir aux ordres des adultes...
Avec Marie Rouanet, les mots habillent d'éternité la
magie de l'enfance.
Non seulement ils abîment, ils bousculent, mais ils se
moquent de nous. Ils nous imitent, pincent les lèvres,
marchent sur la pointe des pieds et parlent en contre-faisant
notre voix. Ça les fait rire. Même si nous fuyons,
même si nous ne faisons semblant de rien, même si tout
ce qu'ils font nous est étranger, la présence toujours
marginale des garçons nous excite et nous charme. Nous
les épions. Nous commentons tous les renseignements
qui nous arrivent sur eux.