La ville te guette au coin du bois

Les cent-vingt textes de ce
recueil temoignent de la vie
banlieusarde, à deux pas de
Paris et de l'Afrique de l'époque
coloniale.
De la banlieue champêtre ne restent
que des îlots malingres, un vieux
coq de banlieue, un mistigri de jardin.
Le «tout-toc», le spectacle, la
parole vidée de sa substance, remplacent
peu à peu le «sois au monde» révolutionnaire.
L'Étoile Lapiz-lazuli inexistante aura bientôt autant de
réalité que les étoiles au ciel et la forêt d'aluminium de
Disneyland remplacera la «rue du Prunier Hardy».
Outre l'humour sous-jacent ou visible des textes, l'auteur
dans son projet de dénoncer l'absurdité ambiante
utilise le fantastique. Avec quelques comptines d'enfants
et «deux pattes d'alouette» pour bagage, on s'amuse.
On retrouve le même humour dans «Wharf» où
trente-six textes témoignent de l'Afrique coloniale.