Le portefeuille des philosophes : essai intempestif

Les historiens de la philosophie s'intéressent beaucoup à la logique mais assez peu à la logistique et au quotidien. Primum vivere, deinde philosophari, « D'abord vivre, ensuite philosopher » dit la sentence latine.
Cela est bel et bon, mais pour vivre, encore faut-il avoir de quoi se sustenter.
Comment vivaient donc les philosophes ? Étaient-ils riches ou pauvres ? Vivaient-ils de leurs écrits ? Comment négociaient-ils leurs droits ? Étaient-ils rentiers, héritiers ou bien obligés de travailler ? Étaient-ils pingres ou généreux avec les autres ?
Et comment ont-ils pensé l'argent et le rapport aux espèces sonnantes et trébuchantes dans leurs textes théoriques et moraux ? Que penser enfin des tendances contemporaines au « business de la pensée », cher à certains intellectuels ? C'est à ces questions, et à quelques autres, que cet « essai intempestif » entend fournir des éléments de réponse en proposant à travers une galerie de portraits allant de Platon à nos contemporains en passant par Hegel ou Sartre une réflexion sur la vie matérielle des penseurs.