Le fil rouge, 1958-2008 : Maison Ravier, Morestel (Isère), du 3 juillet au 2 novembre 2008

Une fraîcheur de vision chez un peintre est assez rare pour être frappante lorsqu'on la
rencontre. C'est le cas de Madeleine Lambert.
Ce peintre a suivi une évolution où les facteurs dominants ont toujours été un
dessin vigoureux et un penchant vers l'inconnu.
Figuratif, abstrait, qu'importe ? Ici ce qui compte c'est l'aventure d'un trait sur une
surface - et pour la suivre il faut d'abord abandonner ses préjugés accumulés dans un
milieu et dans une époque où tout ce qui n'est pas conforme aux besoins de la mode est
ignoré.
Partant d'un sujet humble (portrait, nature morte, paysage) M. Lambert, distille,
élimine et ajoute, jusqu'à ce que se trouve devant elle une image indépendante et seule.
Dans tout ce que j'ai vu de son oeuvre, je retrouve toujours cette force qui fait
respirer les toiles de cerains et dont le manque fait la médiocrité des autres.
Jim Leon
(Extrait du catalogue : Rencontre lyonnaise , 1962)