Reconstruction

1945, l'Allemagne capitule. 1950, elle est devenue la 2<sup>ème</sup>
puissance économique mondiale !
13 novembre 2001, les talibans perdent Kaboul. Automne
2008, après 7 ans d'engagement militaire de la coalition
et 50 milliards de dollars dédiés à la Reconstruction,
les besoins vitaux de la population sont encore bien loin
d'être assurés !
Absence apparente de stratégie sur l'immédiat «après-guerre»,
en Irak ou au Kosovo ; déficit d'anticipation,
d'adaptation et de compréhension en Afghanistan. L'analyse
conduit à identifier les facteurs-clés du succès de la
Reconstruction pour éviter un coûteux enlisement,
hantise de nos opinions publiques et facteur crisogène.
Au-delà des victoires militaires, comment gagner l'adhésion
de la population, cette «bataille des coeurs» ? Quel
partage des rôles entre civils et militaires, quelles stratégies
développer pour la planification, l'intervention et la
stabilisation ? Quelle gouvernance internationale pour la
reconstruction ?
Hommes de terrain, les auteurs émettent 14 recommandations
pour optimiser la Reconstruction et s'interrogent
sur le paradoxe fréquent du modèle démocratique
que les coalitions veulent promouvoir avec l'objectif majeur
d'un retour à la stabilité des pays en crise.