Nouvelles d'Ecosse

Nouvelles d'Écosse
En onze récits, Laura Hird, icône féminine de la contre-culture anglo-saxonne, orchestre avec autant de cynisme que de sensibilité les collisions de personnages monstrueusement solitaires, dans une Écosse à la fois refuge et prison.
« Les gens sont tellement cons. Ils font d'office confiance à la première personne qui s'intéresse un peu à eux. C'est la solitude, j'imagine. Personne n'a jamais l'air à l'aise en sa propre compagnie, contrairement à moi. C'est carrément pathétique. Cela dit, je peux parfaitement décider de bien aimer Hope. Je peux décider d'aimer n'importe qui. »
Souvent cataloguée comme sombre et crue, l'oeuvre de Laura Hird est surtout bien plus complexe qu'un simple inventaire de dysfonctionnements urbains. C'est à une étude épidémiologique de l'humain qu'elle se livre, en vidant de leur substance rassurante les idées douillettes de rédemption et de salut
(Heidi James, auteur de Carbon )
Éperdument lisible, d'un humour noir et douloureux, le délice naît de la dysfonction.
The Times