Pour une France libérée

Lorsque la France se regarde, elle ne se reconnaît plus. Les résultats
économiques sont faiblards, l'industrie s'est effondrée, la croissance est
poussive, le chômage s'accroît, la précarité et la pauvreté resurgissent.
Le pays change d'image, perd son identité, ne maîtrise plus son avenir.
Des espaces de non-droit se creusent. Les inégalités deviennent insupportables.
Le constat est accablant, les remèdes manquent. La guérison
semble attendue du mal lui-même. Beaucoup de Français veulent
encore plus d'Etat-Providence et d'emplois publics. Les politiciens,
par démagogie, répugnent aux réformes. La France est prisonnière.
Cette URSS qui avait réussi, avec ses 56 % de dépenses publiques, sa
fiscalité délirante, sa fonction publique pléthorique, a du mal à comprendre
que ce qui protège une partie de ses habitants de la crise la
voue au déclin. Les chaînes qui l'entravent sont politiques, avec la
médiocrité du personnel, à l'abri de la vraie vie, une gauche obsédée
par ses marottes idéologiques, une «droite» dénuée de valeurs mais
assoiffée d'ambitions, toujours à l'affût des idées d'en face pour ne pas
louper les modes du microcosme parisien.