Plutôt l'insurrection que la guerre : l'antimilitarisme dans l'Yonne avant 1914 : actes du colloque historique organisé le 16 octobre 2004 au Musée Saint-Germain à Auxerre

Durant les premières années du XX<sup>e</sup> siècle,
l'action de Gustave Hervé, ses prises de position
tonitruantes et volontairement provocatrices, ainsi
que les remous suscités par la parution de chacun
des numéros du tout aussi célèbre et non moins
controversé Pioupiou de l'Yonne , contribuèrent à
donner de l'Yonne l'image d'un département-phare
de l'agitation anti-militariste, voire antipatriotique.
Cette image correspondait-elle vraiment à la
réalité ? Quel était le poids réel de l'opinion
antimilitariste dans l'Yonne, et quels milieux
sociaux toucha-t-elle ? Qui étaient ces militants
qui faisaient volontairement figure d'extrémistes ?
Quelles étaient les organisations impliquées dans
la lutte pour empêcher la guerre «impérialiste»
et «colonialiste», tout en proclamant légitime le recours à la violence pour faire
triompher la révolution sociale ? Et surtout pourquoi l'unanimité se fit-elle néanmoins,
dans l'Yonne comme partout ailleurs, lors de l'entrée en guerre en août 1914 ?
Tels sont quelques-uns des thèmes qui ont été débattus lors du colloque organisé
à Auxerre le 16 octobre 2004 par l'association ADIAMOS-89 , et qui a permis de
revenir sur des questions relevant à la fois de l'histoire locale et de l'histoire nationale
en mobilisant de nouvelles approches historiennes.