Sûreté aérienne : la grande illusion

L'avion est entré dans nos vies.
Le terrorisme aérien aussi. Depuis quarante ans, criminels et terroristes
adaptent leurs méthodes et leurs moyens pour tenter de faire
pression sur l'histoire ou le destin en détournant, tuant, détruisant des
aéronefs. Aujourd'hui, l'avion lui-même s'est transformé en «une
bombe» de nouvelle génération projetable sur un objectif prédéfini.
Que faire ? Potentiellement, tous les objets sont dangereux ! La
fourchette, la bouteille de vin, les lacets, les piles, les ordinateurs, les
coupe-ongles, les lampes-torches. En juillet 2006, un complot visant
dix avions de ligne reliant l'Europe aux États-Unis le même jour est
découvert : des explosifs liquides devaient être utilisés par des kamikazes
ayant décidé de sacrifier leurs propres enfants à la cause. Dans
la précipitation, les liquides sont désormais interdits à bord des
avions de ligne. Les gouvernements poussent au plus loin le principe
de précaution qui amène à la déresponsabilisation du citoyen.
L'inspection se dégrade. Les agents de sûreté sont inadaptés à la
tâche ingrate qui leur est confiée. La protection du transport aérien
est une grande illusion entretenue par les responsables des aviations
civiles. Or, depuis le 11 septembre 2001, le terrorisme aérien se doit
d'être spectaculaire. Le pire est à craindre.
Cependant, des solutions existent. Selon l'auteur, il faudrait moins
se polariser sur les objets et s'intéresser davantage aux passagers...