Le CPE est mort... pas la précarité ! : retour sur le printemps étudiant 2006

Le CPE est mort... pas la précarité ! : retour sur le printemps étudiant 2006

Le CPE est mort... pas la précarité ! : retour sur le printemps étudiant 2006
Éditeur: Syllepse
2007279 pagesISBN 9782849501344
Format: BrochéLangue : Français

Début février 2006, utilisant l'article 49-3 de la Constitution, le Premier

ministre Dominique de Villepin choisit de passer en force à l'Assemblée

nationale pour faire adopter la loi dite de «l'égalité des chances». Un

nouveau contrat précaire est institué, le CPE (contrat première embauche).

Destiné aux moins de 26 ans, il allonge la période d'essai à deux ans,

facilite les licenciements et participe du démantèlement du droit du travail.

Trois mois après les émeutes urbaines de l'automne 2005, le

gouvernement apporte sa réponse au «malaise des jeunes» en

généralisant les emplois précaires.

Très vite, les manifestations étudiantes se multiplient et, à plusieurs

reprises, des millions de personnes descendent dans la rue. Les

universités sont occupées et bloquées.

Ce livre décrit l'originalité du printemps étudiant 2006 dans ses modalités

d'organisation et dans ses pratiques d'autogestion. On assiste ainsi à une

réappropriation de l'espace universitaire, créant d'intenses débats sur la

pratique de la démocratie, la légitimité du blocage, les attentes par rapport

au monde du travail, mais aussi sur les conditions d'élargissement de la

lutte aux salariés, en particulier aux plus précaires d'entre eux.

Écrit par un groupe d'étudiant-e-s qui ont voulu prolonger ainsi leur

engagement, l'ouvrage restitue le déroulement de la mobilisation et

rassemble des témoignages, des documents et des photos recueillis au

quotidien au cours de la lutte.

Il propose aussi une analyse des différentes questions posées par le

mouvement. C'est bien du devenir de l'enseignement supérieur et de

l'éducation publique dont il est question, mais aussi de la dégradation du

travail et de l'emploi. Plus largement, le refus de la précarité et de la

soumission au marché ne porte-t-il pas l'aspiration à une nouvelle logique

de société ?

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