Petit traité de désobéissance féministe : à l'usage de celles et ceux qui ne viennent ni de Mars, ni de Vénus

Notre société incite hommes et femmes, dès leur plus jeune âge, à adopter
des caractères et des comportements stéréotypés, sous peine de ne plus être
reconnus comme de «vrais» hommes et de «vraies» femmes. Ce petit traité de
désobéissance féministe a pour ambition de s'interroger sur les représentations
contemporaines des sexes de manière à permettre à celles et ceux qui ne
viennent ni de Mars, ni de Vénus de désobéir à cette «police des genres».
A la voix de l'auteure s'ajoutent celles d'une cinquantaine de personnalités
- journalistes, politicien-ne-s, écrivain-e-s, professeur-e-s, etc. -, qui dévoilent
leur rapport au féminisme.
«Si je m'estime féministe ? Oh oui ! Quand bien même ce terme apparaît
souvent comme agressif ou dépassé», Anne-Catherine Lyon .
«Je suis féministe. Je le dis sans démagogie ni affectation», Darius Rochebin .
«Je suis une féministe qui aime les hommes», Martina Chyba .
«Je suis bien incapable de définir ce qu'est vraiment être féministe»,
Martine Brunschwig-Graf .
«Dire simplement qu'on est féministe, lorsqu'on est un homme, m'a
toujours semblé niaise fierté de coquelet, vaguement paternaliste, limite
condescendante», Christophe Passer .
«Nous n'avons pas mené toutes ces luttes pour que de femmes nous
redevenions femelles», Salika Wenger .